Gaspard Bréhan
Regarder longtemps. Écrire ensuite.
Gaspard Bréhan écrit à partir des endroits que l’on traverse sans les regarder. Les lieux ordinaires, les habitudes installées, les petites phrases qui disent parfois beaucoup plus que ceux qui les prononcent.
Son terrain n’est pas celui des héros impeccables ni des antagonistes commodes. Ce qui l’intéresse se trouve entre les deux : les gens de bonne foi qui se trompent, ceux qui veulent protéger quelque chose sans toujours savoir quoi, les changements minuscules qui révèlent de grands attachements.
Il observe les rapports d’appartenance, la manière dont un groupe fabrique ses évidences, et ce moment particulier où quelqu’un décide d’ouvrir une fenêtre que tout le monde s’était habitué à laisser fermée.
Une écriture de proximité
L’humour est présent parce que le réel en produit énormément. La tendresse aussi, à condition qu’elle n’oblige pas à fermer les yeux. Le texte doit rester accessible, vivant et précis. Il peut être drôle sans devenir léger, sociologique sans se transformer en démonstration.
Réouvrir les fenêtres est le premier livre publié sous ce nom.