Couverture de Rouvrir les fenêtres, de Gaspard Bréhan
Premier titre

Rouvrir les fenêtres

Chronique d’un café qui refusait de rester dans le passé

Gaspard Bréhan

Un café change. Autour de lui, les habitudes, les souvenirs et les certitudes résistent. Rouvrir les fenêtres regarde avec humour ce qui se produit lorsqu’un lieu ordinaire décide de ne plus rester exactement comme avant.

FormatA5 · 148 × 210 mm
Pagination52 pages
ÉditionBrochée
ISBNÀ venir
12,90 €
Lire un extrait →Bientôt disponible
À propos du livre

Dans un monde qui va toujours plus vite, Rouvrir les fenêtres raconte un lieu qui tente de bouger sans effacer ce qui l’a précédé.

À travers le récit d’un café et de ceux qui gravitent autour de lui, le livre parle de fidélité, d’habitudes, d’appartenance, de changement et de cette résistance très humaine que provoque parfois le simple fait de faire autrement.

Informations éditoriales
Éditeur
Éditions Gaspard Bréhan
Auteur
Gaspard Bréhan
Format
A5 · 148 × 210 mm
Pagination
52 pages
Prix
12,90 €
ISBN
À venir
Disponibilité
Publication à venir
Extrait du récit

Un café de village n’est jamais seulement un commerce.

C’est une erreur que commettent facilement ceux qui regardent un bilan comptable. Sur le papier, un café vend des boissons. Il possède des charges. Des fournisseurs. Une marge. Un chiffre d’affaires. Éventuellement des salariés. C’est parfaitement exact. Et parfaitement insuffisant.

Parce qu’un café vend également autre chose. Une place. Une habitude. Un rendez-vous. Une information. Parfois même une identité.

Quelqu’un peut occuper la même chaise à la même heure pendant quinze ans. Personne ne lui a vendu cette chaise. Personne ne lui a remis un titre de propriété. Pourtant, faites asseoir un inconnu dessus et observez. Vous comprendrez rapidement le droit coutumier.

Le café possède ainsi une constitution invisible. Elle n’est affichée nulle part.

Article premier :
Untel s’assoit là.

Article deux :
À telle heure arrivent ceux-là.

Article trois :
On parle de ça.

Article quatre :
On ne fait pas ça ici.

Article cinq :
La raison de l’article quatre est qu’on ne l’a jamais fait.

C’est probablement l’article le plus important.

Chapitre I — La terre se souvient